Nichée entre le cap Béar et le Cap Oullestrel, tous deux sites classés, l'anse de Paulilles renferme trois belles plages séparées par des promontoirs rocheux. L'anse apparaît comme une oasis de verdure, un couvert de feuillus vert clair et de vignes. Ici, les pins d'Alep, pins pignons et pins maritimes composent avec les chênes verts, chênes liège et oliviers...L'intérêt paysager et patrimonial de Paulilles s'étend également au milieu marin. En effet, toute l'anse est incluse dans le site Natura 2000 "Posidonies de la Côte des Albères".
Jusqu'en 1870, la vie rurale s'écoule paisiblement à Paulilles, loin de la guerre qui oppose les troupes de Napoléon III à l'armée prussienne. Mais la débâcle de l'armée française face à la Prusse, en 1870, va engendrer le bouleversement de ce site rural. En effet, pour poursuivre l'effort de guerre, Gambetta, ministre de l'Intérieur et de la Guerre, lève le monopole de l'Etat sur les poudres et explosifs et encourage la création d'une usine de dynamite "le plus loin possible des frontières avec l'Allemagne". Cinq générations de catalans vont ainsi se succéder sur ce site industriel dédié à la fabrication de la dynamite.
Objet de convoitises immobilières, le site sera finalement racheté par le Conservatoire du Littoral, avec le soutien du Conseil Général. Le pari sera dès lors relevé de valoriser les potentialités paysagères et historiques du site. C'est le parti pris d'une intervention et d'un aménagement en douceur qui est privilégié, en permettant au paysage de retrouver son identité originelle et en multipliant les ouvertures visuelles.
Ainsi les lieux de vie et de mémoire joliment mis en scène accueillent le visiteur au gré de chemins piétonniers, dans des décors simples et naturels , qui mènent inéluctablement à la mer toute proche...
(source : www.cg66.fr)